2010 : espérer contre toute espérance
Par Guillaume de Prémare le mercredi 6 janvier 2010, 10:43 - Point de vue - Lien permanent
L’année 2009 a débuté par des polémiques (Williamson, préservatif, Recife) et se clôt sur une polémique (Pie XII). Que peut-on souhaiter pour 2010 ? Une année sans tourments ?
Un billet à lire sur Anuncioblog
Commentaires
Quel talent !
Bravo et merci.
Poème pour Pie XII
Poèsie écrite par Monsieur Michel Martinez, que l'on peut voir sur le "blog consacré à Pie XII" :
http://www.pie12.com/index.php?2007...
Poème pour Pie XII
Repose, Pacelli, dans ta paix bienheureuse;
Contemple en haut des Cieux la splendeur du Christ-Roi,
Tandis que parmi nous, dans sa fange hideuse,
La rage de Satan s'acharne contre toi.
Il a souillé ton nom d'une tache infamante
En crachant le venin d'un mensonge odieux :
Lorsque le sombre Hitler déchaîna sa tourmente,
Sur ses crimes le pape aurait fermé les yeux.
On t'accuse d'avoir, complaisant au nazisme,
Et sourd à la clameur des Juifs persécutés,
Dans l'oubli des vertus d'un pur catholicisme,
Feint de ne rien savoir sur tant d'atrocités.
Quand Rome, la première, osait nommer les crimes
Perpétrés tout d'abord sur le peuple allemand,
Partout dans nos Etats, des chefs pusillanimes
Courtisaient le despote et tremblaient lâchement.
Mais toi, bravant du Reich le cynisme et la morgue,
A ton prédécesseur toi-même tu soufflas
Le sermon rigoureux du "Mit Brenneder Sorge" :
Hitler et ses démons ne s'en émurent pas.
Quand ceux qui détenaient le pouvoir et les armes
Eurent laissé grandir ce serpent belliqueux,
Toi dont ils n'avaient pas écouté les alarmes,
Pouvais-tu désormais le combattre mieux qu'eux ?
Tu fis ce que tu pus dans l'Europe en démence,
Sans jamais amoindrir tes efforts pour la paix :
Fidèle au Dieu d'amour qui, dans le Ciel immense,
Bénissait ton front las pendant que tu veillais.
Nul besoin d'être fort pour montrer du courage :
Sur des peuples couchés et de terreur transis,
Noël quarante -deux retentit d'un message
Où ta voix flétrissait l'horreur des camps nazis.
Sion reconnaissant célèbre ta mémoire,
Sachant que te belle âme oeuvra secrètement,
Et chez nous le mensonge, ennemi de ta gloire,
Travaille sans relâche à ton abaissement.
Moi qui ne doute pas de ta grandeur, Saint-Père,
Et qui prie à genoux au pied de ton tombeau,
J'entends avec douleur ces langues de vipère
Qui viennent me parler du "pape collabo".
Mais, c'est bien vainement que le monde t'accable :
Que t'importe sa boue, Eugène le Pieux ?
Tu goûtes désormais la joie inaltérable
Que le Christ, aux coeurs purs, réserve dans les Cieux.