Les cardinaux sont allés chercher « au bout du monde » un vieux jésuite argentin pour occuper le siège de Pierre. L’équation était improbable, la surprise est totale. Pour expliquer un tel scénario, qui confond l’art divinatoire des vaticanistes, Frédéric Lenoir a son idée, exprimée au Nouvel Observateur : « Un seul critère a compté : le choix d'un homme de foi. Ce conclave n'aura pas été politique mais spirituel. » Cette clé de lecture, d’une simplicité biblique, dépasse toutes les autres… et de loin.
Point de vue
jeudi 14 mars 2013
Le pape François et le loup
Par Guillaume de Prémare le jeudi 14 mars 2013, 17:40
mardi 15 mai 2012
Au nom de la Cité !
Par Guillaume de Prémare le mardi 15 mai 2012, 11:10
Le mariage n’est pas le bien propre des catholiques, c’est le bien commun de toute la Cité. Le défendre derrière des bannières catholiques contribuerait à le vider de sa substance commune et ferait tomber les promoteurs du bien commun dans un piège dialectique redoutable : apparaîtrait comme promotion du bien commun – sous le vocable rhétorique d’égalité des droits - une revendication catégorielle ; et comme revendication communautaire la promotion de ce bien commun qu’est le mariage. Les leaders d’opinion catholiques ont une responsabilité : celle d’éloigner la perspective d’un combat communautaire pour se mettre au service de la Cité.
vendredi 6 avril 2012
Communautarisme, christianophobie et art contemporain
Par Guillaume de Prémare le vendredi 6 avril 2012, 15:24
Je reviens, dans une chronique publiée par la Revue d’éthique et de théologie morale (RETM numéro 268 – Mars 2012 - Editions du Cerf), sur la controverse occasionnée par l’affaire Castellucci. Les catholiques peuvent-ils légitimement s’inscrire dans une démarche communautariste ? La grille de lecture « christianophobe » des événements est-elle pertinente ? Une approche objective de l’œuvre de Castellucci est-elle possible ? Comment oser une critique de l’art contemporain et bousculer les sacralités de notre temps ? Quelle liberté de pensée reste-t-il face aux nouveaux clercs qui font de la désacralisation de toute chose une nouvelle sacralité intouchable ?
Télécharger la chronique au format PDF (texte intégral) : RETM mars 2012 BD
vendredi 3 février 2012
Web catholique : l’anonymat en question
Par Guillaume de Prémare le vendredi 3 février 2012, 18:53
L’abbé Pierre Amar, jeune prêtre diocésain, coauteur du Padreblog, met les pieds dans le plat de la "cathosphère blogiforme". La cible : ceux qui refusent de porter un nom public, mais font quasiment profession (de foi ?) de porter une parole publique abondante, assurée, parfois arrogante ou péremptoire, voire insultante pour des personnes qui, elles, avancent sans masque, mettant ainsi en jeu leur réputation publique.
lundi 26 décembre 2011
Chrétiens indignés : du bon usage de la « limite »
Par Guillaume de Prémare le lundi 26 décembre 2011, 12:09
A l’heure où la crise économique, monétaire et financière menace la prospérité des nations européennes, un groupe de catholiques français, qui ne sont pas des "professionnels" du militantisme politique mais des "gens ordinaires", lance le « Manifeste des chrétiens indignés ». Dans leur ligne de mire : le matérialisme mercantile. Leur conviction profonde : la crise est globale, à la fois anthropologique, morale, spirituelle, économique et écologique. Leur boussole : l’Evangile et la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Leur aspiration profonde : construire, sur la base d’un mode de vie plus sobre, en rupture avec l’obsession de la croissance et de la consommation, un nouveau modèle économique et social, respectueux de l’homme et de la nature, un autre mode de relations sociales fondé sur une anthropologie plénière.
jeudi 10 novembre 2011
Vous avez dit « fondamentaliste » ?
Par Guillaume de Prémare le jeudi 10 novembre 2011, 09:27
La controverse entre l’Institut Civitas et Romeo Castellucci offre aux deux protagonistes une place de choix dans les médias et répand une atmosphère délétère qui sème le trouble chez certains catholiques. Au plan médiatique, un fait relativement nouveau mérite l’attention : le surgissement dans la presse grand public de la notion de « fondamentalisme catholique ».
Eléments de décryptage sur quelques aspects de cette affaire.
vendredi 11 février 2011
Cathos : quelque chose à dire ?
Par Guillaume de Prémare le vendredi 11 février 2011, 09:57
Vincent Neymon inaugure une série de réflexions de communicants catholiques.
Par Vincent Neymon
Consultant en communication
Les catholiques ont quelque chose à dire au monde auquel ils appartiennent. C’est même leur raison d’être que d’annoncer la Bonne Nouvelle, chacun dans sa vie propre, chacun dans sa voie, dans sa vocation. L’Eglise s’est toujours adressée au monde, elle en a toujours eu le souci par l’enseignement, le témoignage, l’architecture… Depuis Vatican II particulièrement, l’Eglise cherche activement les voies d’adaptation au monde.
vendredi 7 janvier 2011
Les évêques doivent-ils être, comme le pape, de "bons clients" des médias ?
Par Guillaume de Prémare le vendredi 7 janvier 2011, 10:22
Dans le dernier éditorial de la revue diocésaine ''Eglise à Lyon'', Pierre Durieux regrette « qu’aucun évêque n’ait été invité au journal de 20h de TF1 ou de France 2 ces cinq dernières années ». C’est un problème puisque que le 20 heures constitue, de fait, la plus importante tribune publique en France. Pierre Durieux souligne également que « les catholiques sont comme les trains : on ne s’intéresse à eux que lorsqu’ils déraillent ». Un double constat qui démontre, une fois encore, combien la coopération entre les catholiques (laïcs et hiérarchie) et les médias s’avère nécessaire.
Dans le même temps, l’audience du pape ne cesse de s’élargir, comme en témoigne le succès en librairie du livre Lumière du monde. Succès souligné par Radio Notre Dame cette semaine dans un reportage qui donne la parole à ''Médias & Evangile''. Dans les médias, le pape est partout, régulièrement, avec une audience quasi-planétaire. Son livre d’entretien Lumière du monde est un succès d’édition : 50 000 exemplaires en France, numéro 4 au classement de L’Express dans la catégorie Essais. Quelques éléments (rapides et partiels) de réflexion.
lundi 29 novembre 2010
Préservatif : le pape s’est exprimé en toute liberté
Par Guillaume de Prémare le lundi 29 novembre 2010, 16:01
Lors de la présentation à la presse de Lumière du monde, son livre d’entretien avec le pape, Peter Seewald a manifesté une forme de déception quant à la réception de l’ouvrage : « Notre livre évoque la survie de la planète qui est menacée, le pape lance un appel à l'humanité, notre monde est en train de s'effondrer, et la moitié des journalistes ne s'intéresse qu'à la question du préservatif. » S’il a raison d’attirer l’attention sur les autres questions essentielles traitées dans Lumière du monde, la posture d’indignation de l’auteur demeure surprenante. Comment les propos du pape auraient-ils pu échapper à un retentissement spectaculaire ?
mercredi 6 janvier 2010
2010 : espérer contre toute espérance
Par Guillaume de Prémare le mercredi 6 janvier 2010, 10:43
L’année 2009 a débuté par des polémiques (Williamson, préservatif, Recife) et se clôt sur une polémique (Pie XII). Que peut-on souhaiter pour 2010 ? Une année sans tourments ?
Un billet à lire sur Anuncioblog
vendredi 4 septembre 2009
Ethique, médias, communication et Eglise : participez à la réflexion
Par Guillaume de Prémare le vendredi 4 septembre 2009, 19:28
La Revue d'éthique et de théologie morale (Editions du Cerf) a demandé à Guillaume de Prémare, cofondateur de Médias & Evangile, d'inaugurer un cycle de réflextion éthique sur le thème des médias, de la communication et de l'Eglise.
N'hésitez pas à réagir sur ce blog, le débat est ouvert...
LIre l'article de la Revue d'éthique et de théologie morale
Texte reproduit avec l'aimable autorisation des Editions du Cerf - Revue d'éthique et de théologie morale - N°255 - Septembre 2009 - P. 11-29
mardi 31 mars 2009
Quatre questions à Vincent Neymon
Par Guillaume de Prémare le mardi 31 mars 2009, 19:17
L’association « Médias & Evangile » sera-t-elle une voix officielle de l’Eglise ?
Non. Nous agissons comme laïcs dans notre champ de compétences, sous notre responsabilité. Nous usons simplement de notre liberté d’initiative apostolique, telle qu’elle est promue par le concile Vatican II. Notre lettre de mission, c’est le baptême. Il est tout à fait conforme à la nature de l’Eglise - et donc tout à fait naturel - de voir des laïcs agir au nom de l’Evangile dans leur propre milieu professionnel. Cela n’empêche nullement une coopération, avec les instances de communication officielles de l’Eglise, que je connais bien. Rassurez-vous, nous ne sommes pas des électrons libres incontrôlables : notre fidélité et notre loyauté envers le pape et les évêques sont pour nous des principes fondateurs.
Vous proposez une coopération avec les médias : n’êtes-vous pas un peu naïfs ?
Croyez bien que non ! Nous sommes des professionnels, avec une certaine expérience derrière nous. Nous connaissons bien le monde de l’information et de la communication et nous y avons de nombreux contacts et relais. Par exemple, Patrice de Plunkett a 36 ans de journalisme professionnel derrière lui, il a dirigé la rédaction du premier hebdomadaire d’information général français. Il connaît bien les journalistes, il sait comment ils réagissent et de quels outils ils ont besoin pour bien faire leur travail.
Vous croyez donc à cette coopération ?
Oui. D’abord parce que nous avons confiance en l’homme. Ensuite parce que nous savons, par expérience concrète, qu’il existe, dans le monde des médias, de nombreux hommes et femmes de bonne volonté qui seront prêts à cette coopération. Nous savons aussi qu’il y a, disséminés dans les innombrables supports de presse, des catholiques, parfois isolés et discrets, qui n’attendent qu’une occasion concrète pour se mettre en marche et contribuer à la diffusion de l’Evangile. Enfin, si nous parvenons à faire de « Médias & Evangile » une source fiable pour les journalistes, la coopération se fera naturellement. Les médias coopèrent toujours avec leurs sources !
Comment une telle œuvre peut-elle se mettre en place ?
Nous avons les hommes, nous avons les compétences. Il faut des moyens. Nous voulons constituer une structure permanente professionnelle, et non une association composée uniquement de bénévoles. Il faut donc des salariés. L’ampleur de « Médias & Evangile » dépendra directement des moyens financiers dont l’association pourra disposer. Pour cela, il faut des donateurs, de nombreux donateurs. C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation générale. C’est aussi simple que cela !